Quand le sport se met en mouvement pour la planète

(Un article rédigé pour Holissence)

Si le sport est source de bienfaits pour la santé, pourquoi ne le serait-il pas aussi pour la planète ? Parce que toute énergie est bonne à mettre au service de l’écologie, certains concepts sont apparus et ils insufflent un véritable esprit de cohésion, entre pratiques sportives et respect de la planète. Zoom sur ces initiatives qui se placent en tête de peloton dans la course pour une Terre en meilleure forme !

Pédaler pour s’éclairer

Quand on observe toute l’énergie que dépensent les joggeurs, les cyclistes ou les nageurs, on se dit qu’il serait peut-être judicieux de mettre à profit tous ces efforts pour développer autre chose que les muscles. C’est en tout cas ce que s’est dit l’entreprise WeBike. Si ce nom vous dit vaguement quelque chose, c’est que vous avez peut-être aperçu (ou même testé) les bornes mises à disposition dans certaines gares et aéroports de France, pour recharger les smartphones et tablettes. Le principe ? Recharger ses appareils électroniques à la force du mollet. Écolo, pratiques et ludiques, ces bornes nouvelle génération fournissent en effet du courant électrique grâce à l’énergie propulsée dans les pédales. Une personne peut ainsi générer jusqu’à 30 watts d’électricité en pédalant d’une façon normale.

Produire sa propre énergie en pédalant : un concept malin qui a dépassé le cadre des gares et des aéroports. Aux États-Unis, deux entrepreneurs ont ainsi imaginé le Pedal Power, une «bicyclette/bureau » sur laquelle les salariés peuvent pédaler pour produire leur propre électricité tout en travaillant. Une idée lumineuse qui a également inspiré un milliardaire indien, lequel a transformé les vélos d’appartement en générateurs électriques. Une heure sur l’un de ces vélos et vous pouvez produire suffisamment d’énergie pour alimenter toute votre maison – ou votre appartement – durant 24 heures. De quoi alléger considérablement la facture d’électricité et se sculpter un corps de rêve ! Banco !

Des salles de sport green

Des aéroports aux gares, en passant par les entreprises ou les espaces privés, le concept du vélo générant sa propre énergie a fait son petit bonhomme de chemin, jusqu’à trouver sa place dans des lieux où les gens paient pour pédaler : les salles de sport. Entre les tapis de course, les vélos elliptiques, la ventilation quasi-permanente pour réguler la température, les gros besoins en eau et les équipements recouverts de plastique, les salles de sport classiques ne sont pas des modèles écologiques, loin de là ! La dépense en énergie y est colossale. Face à ces constats, de nouvelles salles de sport « green » ont fait leur apparition.

La première du genre a vu le jour à Hong Kong en 2007 avec le « California Fitness Club », un club de sport où l’éclairage de la salle est assuré par les steppers, vélos ou autres tapis de course. Aux Etats-Unis, la salle Green Microgym est capable de produire un tiers de ses besoins énergétiques grâce à l’installation de ces machines écolo et de panneaux solaires. Plus récemment, BioFit au Canada est allé encore plus loin en invitant la nature à l’intérieur de ses murs. Les équipements sportifs (tapis de course, vélos elliptiques et rameurs) ont ainsi été remplacés par des sacs de sable, des balles, des poids et des cordes, le tout fabriqué en matériaux naturels comme le bois, le coton ou le bambou. Baigné de lumière, le club de sport est également agrémenté de plantes. Ça change des centres de fitness sans fenêtres où la musique techno et le plastique sont partout !

C’est bien beau, mais la France dans tout cela ? Ce ne sont pas les idées green qui manquent, mais cependant, l’Hexagone reste à la traîne en matière d’innovations sportives écologiques. Devant le peu de structures green proposées aux sportifs, certains Français ont heureusement trouvé d’autres alternatives pour faire du bien à la planète tout en se dépensant.

Le plogging : quand les joggeurs courent après les ordures

Au lieu de calculer les calories brûlées, c’est bientôt les déchets ramassés que l’on comptera lors de nos footings ! Plutôt que de courir après le temps et la performance, des runners suédois ont décidé de se dépenser « utile » en courant après… les ordures ! Cette discipline, baptisée « plogging » (contraction du mot « jogging » et du mot suédois « plocka upp » qui signifie « ramasser »), commence à faire des émules en France où de plus en plus de courses « green » sont organisées un peu partout dans le pays par des associations écologiques. Aucune condition particulière pour y participer, seulement être muni d’un sac poubelle et de gants ! Un corps sain, dans un décor sain : les
« ploggeurs » sillonnent en groupes les routes, les sentiers, les champs, les forêts et ramassent tous les détritus qui se trouvent sur leur chemin. Une initiative qui porte ses fruits puisque chaque semaine, environ 20 tonnes de déchets sont ramassées par 50 000 membres dans le monde. Quelques squats de plus dans la course qui font la différence pour la planète (et sur la silhouette) !

Envie de rejoindre les troupes ? L’association « Run Eco Team », créée en 2016, organise régulièrement des courses un peu partout en France, mais aussi ailleurs dans le monde. Plus on est de fous, plus on rit (et plus on améliore le sort de la planète !). Une bonne initiative qui peut se pratiquer aussi bien dans un groupe, que tout seul. Alors, à vos sacs-poubelle, c’est parti !

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