Inès Leonarduzzi : une superwoman digitale

(Un article rédigé pour Holissence)

Inès Leonarduzzi est sur tous les fronts. Militante écologiste et entrepreneuse avec son projet Digital For The Planet, la jeune femme de 30 ans donne également la parole aux femmes venues de tous horizons pour échanger sur leurs expériences et leur savoir-faire via les Women Inspiring Talks. Des engagements qui nourrissent cette meneuse dans l’âme, qui ne cesse de rêver mais aussi d’agir pour un monde meilleur et plus juste. Portrait d’une idéaliste qui n’a pas peur de se retrousser les manches et d’aller au combat !

« Réduire la pollution numérique dans le monde » tel est le défi que s’est lancé Inès Leonarduzzi, avec la création de Digital for The Planet, une initiative qui vise à promouvoir une écologie digitale clean, à sensibiliser les entreprises à cette cause, pas toujours acquise pour certaines, et à les aider dans leur transition vers le numérique écologique. « Ce projet se définit à la fois en une ONG, où nous menons toutes nos actions de plaidoyer et fédérons les communautés en France et à l’étranger, explique Inès Leonarduzzi, un laboratoire avec une équipe de technologistes où nous développons des solutions pour le développement durable et un cabinet de conseil où nous accompagnons les grandes entreprises et les villes vers leur transition numérique et écologique avec des consultants experts. »

« C’est une pollution insidieuse car elle est invisible »

Parce que même si le digital est devenu essentiel dans nos vies, il n’en reste pas moins que cette industrie est l’une des plus polluantes au monde. Envoyer un mail, télécharger une application, lancer une requête sur les moteurs de recherche sont autant de petits gestes qui peuvent paraître insignifiants, mais qui pourtant ont bel et bien un impact sur la planète. «  Pour faire du numérique, il faut faire de l’industrie électrique. Un data center, ça n’est que l’usine du XXIè siècle » admet la fondatrice de Digital for The Planet. « Il faut des milliers de kilomètres de fibres électriques pour faire à peu près n’importe quelle action courante. C’est une pollution insidieuse, car elle est invisible, immatérielle et inodore. »

Et c’est bien parce que cette « e-pollution » est impalpable et invisible à l’œil nu qu’Inès Leonarduzzi et ses équipes se sont données pour mission de « faire passer le message » aux quatre coins de la planète et de prendre le mal à la racine. « Les sièges des grandes entreprises sont à date les plus gros foyers de pollution digitale » affirme cette pionnière de l’écologie numérique qui estime que les multinationales, et les entreprises à plus petite échelle, ont un rôle central à jouer dans cette lutte. « Les entreprises doivent être responsables du point de vue du développement durable au global. Ce devrait être une base inaltérable à partir du moment où elles génèrent des profits en abîmant un écosystème. C’est une juste rétribution. De plus en plus de personnes en entreprise sont désireuses d’orienter la stratégie de leur groupe dans cette direction. Mais plus un paquebot est grand, plus il met du temps pour manoeuvrer son changement de direction ». Et c’est là que Digital for the Planet entre en jeu afin de les aider à opérer ce virage !

Sa mission : reconnecter les citoyens à leurs responsabilités

Si le poids du fardeau repose en grande partie sur les épaules des dirigeants des entreprises, il est possible, à notre échelle, d’alléger un peu le poids de cette pollution numérique via quelques astuces simples à mettre en pratique au quotidien. « Les usages les plus simples et rapidement applicables pour tous les citoyens seraient d’effectuer des requêtes avec des moteurs de recherche durables comme Lilo ou encore Ecosia qui plantent des arbres pour chaque requête effectuée » conseille l’entrepreneuse. « Désactiver ses notifications de ses applications sur son smartphone, ce qui consomme énormément. Au travail, éviter les mails avec énormément de personnes en copie et les pièces jointes, c’est ultra polluant et c’est souvent non-nécessaire ». Autre tips que la jeune femme met en pratique chaque soir : arrêter de charger son smartphone toute la nuit. « Un téléphone n’a besoin que de deux heures tout au plus. Je mets un point d’honneur à charger mon téléphone avant de m’endormir afin de le débrancher dans la soirée ou le charger tôt le matin. Imaginez que tout le monde, ne serait-ce qu’à Paris fasse ça. L’économie d’énergie serait folle ! ». « Je rêve que ces usages entrent dans le sens commun » confie celle qui a eu l’idée de Digital for The People, après avoir reçu une notification lors d’une randonnée en haute montagne. « Oh non ils ont connecté l’air ! » avait-elle alors pensé.

Une militante engagée pour l’empowerment féminin

En plus de renvoyer les citoyens et les entreprises à leurs responsabilités, la jeune femme d’origine normande a également eu l’envie de connecter les femmes entre elles. Pour cela, elle crée les Women Inspiring Talks, des événements au cours desquels des femmes inspirantes prennent la parole pour partager leurs sources d’inspiration, leurs parcours, leurs projets, leurs craintes. « L’idée était de créer un point de rencontre qui serait un lieu d’expression, d’échange et d’écoute » explique Inès Leonarduzzi, qui puise son énergie dans l’amour qu’elle porte aux gens: « Dans la vie, on ne vit jamais que pour les autres ». La girlboss, qui avoue « ne pas prendre ce rôle trop au sérieux » ne compte pas s’arrêter là et fourmille de projets pour l’avenir. Dans le digital ? Pas forcément ! « Peut-être que dans 10 ans je serai dans une navette spatiale pour explorer une galaxie, que je produirai un dessin animé ou que je vivrai dans une cabane au fin fond du Brésil » rêve la jeune femme qui n’a jamais eu peur d’échouer pour réussir. Sa devise ? « Ne vous demandez si vos rêves sont fous, demandez-vous s’ils sont suffisamment fous ».

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